
L’électricité fait toujours défaut au Togo. Dans la tribune ci-dessous, l’écrivain et défenseur des droits de l’homme, Ayayi Togoata Apédo-Amah, rappelle que le développement passe par l’électricité. « Le pouvoir de fait passe à côté de l’essentiel », écrit-il.
LE DÉVELOPPEMENT, C’EST L’ÉLECTRICITÉ
Les Loméens sont fatigués des coupures désordonnées de l’électricité au cours de cette période infernale de canicule. Les explications ne sont jamais convaincantes quand on veut bien nous en donner.
Après bientôt 66 ans d’ “indépendance”, c’est une honte que le Togo manque d’électricité. Ces coupures intempestives sont à l’image d’une gouvernance chaotique incapable d’assurer régulièrement l’électricité, l’eau, l’emploi, les soins de santé aux Togolais.
L’échec de cette gouvernance est l’échec du développement au point que l’impression qui prévaut est le développement du sous-développement. Notre pays mérite beaucoup mieux que ça.
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Outre l’inconfort que l’absence d’électricité inflige à la population pendant cette période de grande chaleur, il y a plein de travailleurs et d’entrepreneurs économiques sur le net qui sont empêchés de gagner leur vie. Des spectacles, des cours en ligne et autres activités sont supprimés.
Ne dit-on pas que gouverner, c’est prévoir ? Et alors ? Chez nous, qu’est-ce qu’il se passe ? Des villes, des villages sont partiellement privés d’eau depuis des décennies. Personne ne semble s’en soucier.
À force de gaspiller son énergie à tripatouiller la constitution et organiser des mascarades électorales contestées et souvent suivies de répressions brutales, ainsi qu’une politique-spectacle en direction de l’étranger pour restaurer une image ternie à l’intérieur, le pouvoir de fait passe à côté de l’essentiel, c’est-à-dire le bien-être du peuple togolais qui s’enfonce dans la misère.
Au Togo, on ne change pas une équipe qui perd !
Ayayi Togoata APÉDO-AMAH



