Environnement : Forte hausse de la consommation du gaz butane constatée entre 2018 et 2022 au Togo

La généralisation de l’utilisation du gaz butane par les ménages réduit non seulement l’utilisation du bois de feu, mais a permis également la préservation de la forêt, indique le ministère délégué chargé de l’énergie.
Les faits
Selon des données du ministère délégué de l’Energie, la progression de l’utilisation du gaz butane comme énergie de cuisson a permis de préserver 72 848 hectares de forêts entre 2018 et 2022.
Pour la seule année 2022, 18 477 hectares de zones boisées ont été épargnés grâce à la hausse de la consommation de gaz de pétrole liquéfié (GPL). D’une façon générale, l’utilisation du GPL a augmenté de plus de 1350 % en vingt ans.
D’après ces chiffres, les ménages au Togo entament une transition progressive vers des combustibles moins dépendants du bois-énergie, dans un contexte où la biomasse (bois de chauffe et charbon de bois) représente encore 69 % de la consommation finale d’énergie du pays, principalement pour la cuisson domestique.
Une réalité beaucoup plus complexe
Les chiffres du ministère de l’Energie présente la situation comme une bouteille à moitié pleine et préfère occulter une politique environnementale des plus catastrophiques en Afrique de l’Ouest.
Le prix du GPL au Togo parmi les plus chers en Afrique de l’Ouest n’est pas de nature à inciter à la consommation.
Au Togo, le prix du gaz butane est fixé à 4 740 FCFA pour la recharge de 6 kg et à 9 875 FCFA pour celle de 12,5 kg, se positionnant parmi les tarifs les plus élevés de la sous-région comparée au Bénin, au Burkina Faso, à la Côte d’Ivoire et au Mali.
Des pays comme le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire pratiquent des prix administrés nettement plus bas pour le format de 6 kg, allégeant davantage le coût de la cuisson pour les ménages.
Si la consommation du biomasse tend à diminuer, c’est plus en partie de la rareté de ces produits que de la volonté des consommateurs d’aller vers le GPL.



