AfriqueCultureDiplomatiePolitique
A la Une

Gerry Taama dézingue le ministre des Affaires étrangères de Faure Gnassingbe

Le ministre Robert Dussey a sorti une idée de derrière le fagot : l’invention et la célébration d’un nouvel an africain. Une sortie curieuse qui a eu le don d’agacer l’ex-dirigeant du NET, l’ex lieutenant des FAT Gerry Taama.

Dans un communiqué kilométrique, le ministre des Affaires étrangères Robert Dussey explique l’intérêt pour les Africains de célébrer comme les Occidentaux et les Chinois, un “nouvel an africain”, en s’inspirant des traditions africaines. A travers une logique décoloniale et de revanche sur l’histoire, il émet l’idée d’un retour aux sources et d’institutionnalisation d’un nouvel an africain, une fête panafricaine.

Dans un contexte contemporain marqué par la bascule de l’ordre mondial et par l’émergence d’un ordre multipolaire (…) il devient impératif pour l’Afrique de réhabiliter son système historique de découpage du temps et de fixation des fêtes traditionnelles et de ses dates clé, y compris le nouvel an africain”, indique le communiqué de Robert Dussey.

Le mimétisme du ministre des Affaires étrangères de Faure Gnassingbe, a “le don de sidérer” Gerry Taama, président déchu du NET, qui s’offusque des penchants quotidiens de Dussey à “goupiller” des idées dispendieuses pour le budget national.

J’ai l’impression que chaque matin quand il se réveille, il cherche une raison pour gaspiller notre argent”, se moque le politicien et entrepreneur.

Avant d’égratigner encore une fois les idées “donquichotesques” du ministre : “Il s’est certainement dit : Les chinois ont un nouvel an, les musulmans aussi, les chrétiens nous imposent un calendrier grégorien, pourquoi pas nous ?

Une Afrique hétérogène, des cosmogonies diverses

Gerry Taama ne fait pas que ridiculiser une énième lubie du ministre panafricaniste de la 25ème, il invoque la diversité socio-anthropologique du continent, la multiplicité des ethnies, des religions, les cosmogonies diverses, etc. N’en déplaise à Dussey, il n’y a pas une unité des Africains mais une hétérogénéité d’un continent mosaïque sur tous les plans.

Il y a des Afriques, certaines sont musulmanes, chrétiennes, arabo-berbère, traditionnelles ; d’autres ont partie liée avec l’Inde à l’instar de certains peuples Malgaches et des Seychelles, tandis que les Somaliens, Ethiopiens, Erythréens, au-delà de leurs religions sont des peuples sémites. Il y a l’Afrique Noire et l’Afrique blanche, et les Noirs sont aussi dissemblables que les Blancs se déclinent en Arabes, berbères, etc… Robert Dussey et son “africanophone” paraissent donc comme un machin ludique et une posture de communication inventés par un politicien dont le but inavoué est d’être au mitan des lumières des caméras. Un panafricanisme des réseaux sociaux transposés au sommet de l’Etat. Cela ne fait pas sérieux.

Le hic : tous ces soubresauts ineptes seraient ignorés s’ils ne se déclinaient pas aux frais de la princesse.

A quand l’OTR au chevet de M. Dussey?

Kwami Kassa

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page