
La ville de Vogan a accueilli ce dimanche la première rencontre de sensibilisation du Cadre national de concertation pour le changement (CNCC). Le meeting organisé par ce regroupement d’organisations de la société civile et de partis politiques avait été reporté, il y a deux semaines, sur fond de « magouilles » attribuées aux autorités administratives et municipales du milieu. Mais ce dimanche 26 juillet, des centaines de militants, sympathisants et simples curieux ont répondu à l’appel.
Lors de ce meeting dont l’un des principaux sujets demeure l’adoption controversée de la constitution de la 5e république, plusieurs acteurs de la vie sociopolitique du Togo ont entretenu la foule. De Me Dodji Apévon à Eric Dupuy en passant par Prof Aimé Gogué ou Prof David Dosseh.
Dans son intervention, le leader du Front citoyen Togo Debout (FCTD) a expliqué le caractère illégal du changement constitutionnel de mai 2024, s’appuyant sur la récente décision de la Cour de justice de la CEDEAO. « Si on se réfère à l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao, il est clair que le Togo, avec ce changement de constitution, a violé l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Et cela appelle à des sanctions », a-t-il indiqué. Avant d’appeler les Togolais à se dresser « comme un seul homme ».
Pour Me Dodji Apévon, le meeting de Vogan a permis d’appeler au réveil citoyen du peuple togolais, soulignant qu’après la décision de la cour de justice de la CEDEAO, la balle est dans le camp des populations.
Après Vogan, d’autres localités vont accueillir des manifestations similaires. Objectif : sensibiliser sur les enjeux et relancer la mobilisation.



