Entre un journaliste, professionnel des médias, et un créateur de contenus, il existe une différence dont il faut tenir compte. Cette mise au point est faite par le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) qui s’indigne d’une situation préoccupante.
Selon l’organisation professionnelle des médias, le constat fait depuis un temps est que lors des événements publics, des créateurs de contenu communément appelés « Tiktokeurs » ou « influenceurs » se font abusivement attribuer des badges « MEDIA ». Une situation observée lors des luttes traditionnelles des Evala qui se déroulent actuellement dans la région de la Kara.
Le PPT rappelle que les organisateurs d’événements sont libres d’inviter toute personne à couvrir ou à assister à leurs manifestations. Toutefois, les patrons de presse soulignent que « cette invitation doit s’inscrire dans un cadre clairement défini afin d’éviter toute confusion sur le rôle et le statut des personnes accréditées ».
Dans ce communiqué qui interpelle aussi bien les organisateurs que les autorités publiques, le PPT fait la mise au point suivante : « les « Tiktokeurs » et « Influenceurs », aussi légitimes soient-ils dans la création de contenu, ne sont pas investis des mêmes missions que les organes de presse et les journalistes professionnels reconnus par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ». Il martèle que les journalistes professionnels « sont accrédités pour assurer la couverture médiatique des événements avec professionnalisme et rigueur ».
Devant cette confusion qu’entretiennent les organisateurs d’événements, le PPT interpelle le Ministère de la Communication et la HAAC afin qu’ils prennent « les dispositions nécessaires pour encadrer la délivrance des accréditations et prévenir toute usurpation de titre sur les lieux de reportage ».
Enfin, le PPT demande à toute structure organisatrice d’événements publics de veiller, à l’avenir, à une distinction claire entre les accréditations réservées aux médias professionnels et les invitations faites aux autres acteurs de la communication, afin de préserver la crédibilité de la profession et la qualité de l’information.



