
Les Iraniens sont des experts en communication. Le ministre des Affaires étrangères de l’Iran, Seyed Abbas Araghchi, a pris au mot l’annonce du président américain Donald Trump de vouloir instaurer une taxe de 20% pour les bateaux souhaitant traverser le détroit d’Ormuz.
“Le président des États-Unis a tout à fait raison. Quiconque assure la sécurité et la sûreté du passage des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz devrait être rémunéré pour ce service”, a-t-il écrit sur X (anciennement Twitter).
“L’Iran a toujours été le GARDIEN du détroit et le restera POUR TOUJOURS“, a ajouté Abbas Araghchi, trollant au passage le président américain avec le tweet en lettres capitales. Avant d’ironiser : “20 %, c’est bien sûr trop. Nous ferons preuve d’équité”.
Depuis plusieurs semaines, les Iraniens font un chantage à la liberté
Alors que les Etats-Unis ne trouvent pas d’issue à leur guerre d’agression contre l’Iran, l’armée américaine a encore lancé des bombardements aériens sur les infrastructures stratégiques iraniennes.
Dans la foulée ce lundi 13 juillet, Donald Trump a annoncé, lundi 13 juillet, le rétablissement du blocus naval des ports iraniens et l’instauration d’une taxe de 20 % sur « la valeur de toutes les cargaisons transportées » sur le fret maritime passant par le détroit pour « couvrir l’ensemble des coûts nécessaires à l’accomplissement de la mission visant à assurer la sûreté et la sécurité de cette région du monde », sans donner plus de détails sur le modus operandi.
Le commandement militaire américain en charge du Moyen-Orient a précisé, dans un communiqué, que le blocus serait effectif à partir de mardi, à partir de 20 heures (T.U).
Les cours du pétrole ont aussitôt bondi sur les marchés, accroissant le risque de récession de l’économie, et surtout pour les pays les plus faibles. Le baril de brent de la mer du Nord était en hausse de 4,35 % à 79,32 dollars (69,66 euros) une heure après les déclarations du président américain, et a clôturé à 83,30 dollars, soit un bond de 9,59 % – même au début du conflit, une telle progression sur une seule séance n’avait pas été observée.
La guerre d’agression des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran a détruit la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, où passe plus de 20% du trafic mondial de pétrole.



